Visite de l’opéra Bastille et spectacle

Notre sortie à l’Opéra Bastille a été une grande surprise pour moi. C’est la première fois que j’allais à l’Opéra Bastille et que je voyais et entendais un opéra. Dans cette sortie, ce qui m’a le plus intéressé est la visite de l’opéra. Je pense que trouver un guide aussi dynamique et passionné par son travail est difficile. Dans notre visite, notre guide a apporté une ambiance bonne enfant, conviviale. Durant toute la visite, nous avons été à notre aise, il n’hésitait pas à nous tutoyer. C’est quelqu’un de très chaleureux.

Pendant la visite de l’opéra Bastille, j’ai été très impressionné par la taille du bâtiment. On a l’impression que l’opéra est une ville à lui tout seul. J’ai adoré qu’on ait visité les lieux cachés de l’opéra tels que l’arrière-scène et l’arrière-arrière-scène. Quand on est dans la salle, on ne se doute pas une seconde que derrière la scène il y a autant d’espace. C’est un lieu impressionnant par sa taille.

Cette visite est vraiment différente des autres. Je pense que notre guide y est pour beaucoup. C’est une intervention déjà où il y avait peu à écrire et beaucoup à voir. Patrick nous a raconté beaucoup d’anecdotes sur ce qui se passe à l’opéra : sur les opéras qui sont montés mais aussi sur la vie de cette ville miniature où se côtoient techniciens, couturières, perruquières, peintres, sculpteurs, menuisiers…

J’ai beaucoup aimé la grande salle de l’opéra Bastille. Je trouve son style très moderne. J’avais l’impression d’être dans un décor de film de science-fiction tellement la salle est moderne. Une des choses qui m’a aussi marqué est la hauteur des balcons. Avant que l’opéra commence, j’ai regardé dans le vide et la pente est incroyablement effrayante. Ne serait-ce seulement lorsqu’on est debout devant son siège, on a peur de glisser et de tomber du balcon. J’ai aussi beaucoup aimé les ateliers. C’est passionnant de voir comment les artistes travaillent et comment ils construisent le décor. Le fait que l’opéra crée ses propres décors et en crée pour d’autres opéras comme l’Opéra Garnier est original. Cela demande une très grande quantité de travail.

Pour Rigoletto de Verdi, ça a été un moment unique. Je ne suis pas sûr d’avoir la chance de revenir assister à un opéra avant très longtemps. Le plus dur pour moi a été le début. J’ai eu du mal à comprendre l’intrigue et qui sont les personnages. A partir du deuxième tableau, l’opéra m’est apparu plus clair. Le fait que les textes soient en italien et qu’on doive lire les sous-titres m’a moins gêné. Le jeu des chanteurs lyriques m’a laissé plus perplexe. Je suis davantage habitué au théâtre. Ici, que les personnages chantent m’a beaucoup troublé ! Sinon, la mise en scène de Jérôme Savary, les décors de Michel Lebois et les costumes sont remarquables. Mon passage préféré dans Rigoletto est le début et le quatrième tableau.

Photo empruntée au site Resmusica et à l’article « Un Rigoletto dans la tradition, en clair-obscur » de Charlotte Loriot (30.01.2012)

Au début du spectacle, j’ai beaucoup aimé tout ce qui était l’art du spectacle. J’ai été surpris par les cracheurs de feu. On est vraiment envoûté par la fête. Dans le quatrième tableau, ce qui m’a le plus captivé est la musique. L’orchestre est encore plus remarquable que durant tout le reste de l’opéra. Le chanteur aussi est à son plus haut niveau. Je parle du moment où le duc de Mantoue (ténor) chante La Dona è mobile. Enfin, dans cet opéra, j’ai adoré la fin de l’histoire. La position du père est horrible durant toute la pièce. Il cherche à se venger, à récupérer sa fille et en fin de compte il reçoit tout le malheur du monde. Sa fille meurt. Pour le duc, je trouve qu’il ressemble à Don Juan, c’est un personnage sans pitié. C’est un libertin qui n’a pas peur de côtoyer de nombreuses femmes.

J’aimerais, pour finir, remercier nos professeurs d’Histoire des Arts car nous avons la chance d’avoir une année très riche en termes de sorties. Nous avons peu le temps de les remercier, alors je profite de ce billet d’humeur pour leur glisser un très grand merci.

Paul R.